Histoire

Grosbrolii, Gros-breüil, Grosbreuil…, à travers les différents noms de notre Commune, tout semble en indiquer l’origine gauloise : « gros » voulant dire « épais » et « breuil » « taillis ».

Au début de notre ère, la majeure partie du territoire de notre Commune était en effet recouverte de bois et de fourrés. Des lieux-dits actuels : « le Bois Guitton », « la Petite Forêt », « la Grande Forêt », « la Petite Forêterie », « la Grande Forêterie », « Notre Dame de la Forêt » sont encore là pour nous rappeler son existence.

Peu de doute sur la présence d’habitants sur ce territoire depuis des siècles, mais il y a peu d’informations sur le début de l’occupation des terres du secteur .

Les outils et les haches en pierre polie retrouvés en plusieurs lieux (situés sur la commune ou dans ses environs immédiats) attestent de cette présence humaine à l’époque préhistorique ; tout comme les vestiges d’un « camp romain » à proximité de la commune, à « la Croix Olivier » ; ou comme ce chemin recouvert de grosses pierres plates…mais était-ce bien une voie construite par les romains ou « le fossé des Sarrazins » qui traversait le territoire de Grosbreuil ???

Des textes latins évoquent Grosbrolii vers 1053.

Une paroisse existait-elle alors ? Sans doute, puisqu’une première Chapelle semble avoir été construite à cette époque ; cette chapelle fut remplacée au XVIème siècle par une église pouvant contenir 400 fidèles , comme en témoigne une poutre retrouvée dans la vielle cure, et qui, elle-même, fut remplacée par l’église actuelle à la fin du XIXème siècle pour accueillir une population qui était passée de 500 habitants en 1800 à 1.500 en 1890.

Erigée en Commune à la Révolution (les Communes ont été créées par l’Assemblée Nationale le 14 décembre 1789), Grosbreuil a connu depuis une trentaine de Maires ou « agent municipal » ; nous retrouvons Louis Gazeau de la Boissière, Maire en 1792.

Quelques Maisons bourgeoises ont été construites sur ce territoire à « la Coutancière », à « la Boucherie », à la Caraillère, à « la Bitaudière » et bien sûr à « la Bénatonnière » qui a été plusieurs fois transformée et dont le nom viendrait des Bénaston, la famille qui possédait le fief aux XIème et XIIème siècles ; plusieurs familles lui ont succédé :

Bastard

Un membre de cette famille, Bastard de la Cressonière participa à la prise de Fontenay le Comte capitale du Bas Poitou , par les Protestants, le 24 février 1574 aux côtés La Noue et de Giron de Bessay, notamment.

Audoyer

Un membre de cette famille, Balthazar-Audoyer, lieutenant du Comte de Lude, assura la garde de Fontenay le Comte après le départ de son Gouverneur Philippe de Châteaubriand, en octobre 1577.

Gazeau de la Boissière

Louis Gazeau de la Boissière fut Maire de Grosbreuil du 11 juillet 1809 au 19 août.1830 et d’octobre 1848 à décembre 1849.
Son père, Louis Charles Gazeau de la Boissière, brigadier des armées du Roi, retiré à Grosbreuil, y fut arrêté comme suspect en qualité de gentilhomme et traduit devant la Commission militaire des Sables d’Olonne qui le condamna à mort le 22 mars 1794 comme contre-révolutionnaire et Vendéen – Il avait 57 ans… mais sa signature comme Maire de Grosbreuil figure sur les Registres de l’Etat Civil en 1792 et… de 1795 à 1797 ?

de Bessay

Le Comte Paul Isaac de Bessay fut Maire de Grosbreuil d’avril 1850 à février 1852, du 13 mai 1871 à 1880 et de 1881 au 20 mai 1888.
Son ancêtre, Giron de Bessay, Seigneur de Bessay et de la Coutancière, acquis aux idées de la Réforme et ami de Henri de Navarre -futur Henri IV- participa activement à la lutte contre les Catholiques sa vie durant.
de Beaumont (le Marquis Amblard Marie de Beaumont de Verneuil d’Auty, dont la mère était Mélanie de Bessay, fut Maire de Grosbreuil du 15 mai 1892 à 1906)
(au décès de sa fille Yolande décédée le 25 juin 1988, sans descendance, sa nièce Françoise Le Bouyer de St Gervais de Monhoudou épouse du Rivau en devint propriétaire ;
La propriété fut ensuite vendue à Jan Murray-Obodynski.

****************

Le bois, présent en abondance sur la Commune, a permis le développement des métiers de la forêt : bûcherons et scieurs de long, a fourni le combustible pour la fabrication, sur ce territoire, du verre et, jusqu’au milieu de XIXème siècle, du charbon de bois.

L’essor de la Commune au XIXème siècle a permis l’installation, à côté de l’importante activité du travail de la terre, de nombreux artisans et commerçants qui devaient satisfaire les besoins d’une population qui connaîtra son apogée à la fin du XIXème siècle avec plus de 1.500 habitants.

Ces métiers ont, pour la plupart, disparu au XXème siècle, victimes de l‘évolution technique.

Parmi ces vieux métiers, celui de meunier ; des moulins à vent se dressaient, jusqu’au début du XXème siècle à « la Blaire », à « la Benatrie », aux « Alouettes », à « la Petite Forêt », et aussi à « la Croix » qui semble avoir été le dernier en activité avant la Construction, par les mêmes meuniers (la famille Chevallier), de la « Minoterie » dans le bourg.